Un Mondial exigeant, avec les quarts de finale comme objectif
Les Belgian Bulls quittent les Championnats du monde 2022 de goalball avec une 10e place finale et un sentiment partagé. À Matosinhos, au Portugal, la Belgique avait annoncé un objectif clair : sortir de la phase de groupe et rejoindre les quarts de finale. Avec deux victoires, deux matchs nuls et trois défaites, les Bulls terminent finalement 5es du groupe C, juste derrière le top 4 qualificatif. L’objectif n’est donc pas atteint, mais ce Mondial aura aussi permis à une équipe belge en reconstruction d’accumuler de l’expérience au plus haut niveau international.
Les Championnats du monde 2022 réunissaient les 16 meilleures équipes masculines et les 16 meilleures équipes féminines de la planète. Pour les Belgian Bulls, ce rendez-vous représentait le premier grand test mondial depuis les Jeux paralympiques de Tokyo, dans un nouveau cycle paralympique qui devait mener vers Paris 2024.
La Belgique était versée dans le groupe C avec le Brésil, l’Algérie, le Japon, la Turquie, le Canada, l’Allemagne et le Portugal. Dans ce format très relevé, seules les quatre meilleures équipes de chaque poule accédaient aux quarts de finale. C’était précisément l’objectif annoncé par les Bulls avant le tournoi.
Une phase de groupe entre espoirs, réaction et coups d’arrêt
La Belgique a commencé son tournoi par un match nul 6-6 contre le Canada. Ce résultat a donné le ton du Mondial belge : les Bulls étaient capables de rivaliser, mais chaque détail allait compter dans une poule où la qualification se jouerait à peu de choses. Prendre un point face au Canada permettait d’entrer dans la compétition sans défaite, mais dans la course aux quarts de finale, les Belges savaient déjà qu’ils devraient rapidement aller chercher des victoires.
Le deuxième match a permis aux Belgian Bulls de lancer réellement leur tournoi. Face à l’Algérie, la Belgique s’est imposée 12-2. Cette victoire large a replacé l’équipe dans la course et confirmé sa capacité à prendre le contrôle face aux adversaires plus abordables de la poule. À ce moment-là, le bilan belge restait ouvert : avec un nul et une victoire, les Bulls pouvaient encore croire pleinement à la qualification.
La suite du calendrier a toutefois brutalement élevé le niveau d’exigence. Contre l’Allemagne, la Belgique s’est inclinée 13-3 face à une équipe plus solide, plus régulière et mieux installée dans son tournoi. Le lendemain, les Bulls ont subi une nouvelle lourde défaite face au Japon, sur le même score de 13-3. En deux matchs, la Belgique a encaissé 26 buts et vu son ambition de quart de finale se compliquer fortement. Ces deux rencontres ont mis en évidence l’écart qui séparait encore les Belgian Bulls des meilleures équipes de la poule dans la régularité, la maîtrise et la gestion des moments difficiles.
Dos au mur, la Belgique a pourtant trouvé une vraie réaction face au Portugal. Les Bulls se sont imposés 10-5 dans un match qu’ils devaient absolument gagner pour rester en vie dans la course au top 4. Cette victoire a montré que l’équipe avait encore des ressources. Offensivement, les Belges ont retrouvé de l’efficacité. Mentalement, ils ont aussi prouvé qu’ils pouvaient répondre après deux défaites lourdes. Mais dans une poule aussi serrée, cette réaction ne suffisait pas encore : il fallait désormais prendre des points contre deux grandes nations, le Brésil et la Turquie.
Face au Brésil, futur champion du monde masculin, la Belgique n’a pas réussi à exister durablement. Les Bulls se sont inclinés 11-1 contre une équipe de très haut niveau, qui allait ensuite confirmer son statut en remportant le titre mondial. Le dernier match de groupe, face à la Turquie, a offert un tout autre scénario. Les Belges ont livré une rencontre solide et ont réussi à accrocher un match nul 5-5 contre l’une des équipes majeures du groupe. Ce résultat avait de la valeur, mais il arrivait trop tard pour modifier le classement final.